MPOX (Anciennement Variole Du Singe)

Introduction

Le MPOX, anciennement appelé variole du singe, est une zoonose virale causée par le virus Monkeypox, un orthopoxvirus du même genre que celui de la variole humaine. Cette maladie se manifeste par une éruption cutanée, de la fièvre, des douleurs musculaires et une lymphadénopathie. Elle a été identifiée pour la première fois chez l’humain en 1970 en République Démocratique du Congo (RDC), et elle est aujourd’hui considérée comme une menace de santé publique émergente à l’échelle mondiale (Bunge et al., 2022).

En 2022, une flambée mondiale inédite de cas de MPOX a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale. Plus de 87 000 cas ont été confirmés dans plus de 110 pays, incluant des pays non endémiques (OMS, 2023). En Afrique, et notamment au Cameroun, la surveillance est cruciale, car des cas sporadiques continuent d’être rapportés (WHO Africa, 2023).


Épidémiologie et transmission

Le MPOX est endémique dans plusieurs régions de l’Afrique centrale et de l’Ouest, avec deux clades identifiés : le clade I (Congo Basin), plus virulent, et le clade II (West African), à transmission humaine plus marquée mais moins létale (Reynolds et al., 2019). Le virus se transmet par contact direct avec des lésions cutanées, des fluides biologiques ou des objets contaminés. La transmission interhumaine, bien que historiquement rare, a significativement augmenté lors de l’épidémie mondiale de 2022, affectant en particulier les communautés sexuelles actives (Philpott et al., 2022).

Au Cameroun, des cas autochtones et importés ont été détectés, principalement dans les régions frontalières. Les données de surveillance du ministère de la santé publique, corroborées par l’OMS, indiquent une circulation faible mais persistante du virus, nécessitant une vigilance accrue, notamment dans les zones rurales.


Symptômes cliniques et diagnostic

Le MPOX débute généralement par des symptômes prodromiques non spécifiques (fièvre, céphalées, myalgies, fatigue), suivis par une éruption cutanée caractéristique, souvent centrée sur le visage, les paumes et les plantes. Une lymphadénopathie généralisée est un signe distinctif du MPOX, qui permet de le différencier de la varicelle ou d’autres éruptions virales (Yinka-Ogunleye et al., 2019).

Le diagnostic repose sur l’amplification du matériel génétique viral par PCR, réalisée sur des échantillons prélevés sur les lésions cutanées. La confirmation en laboratoire est essentielle pour distinguer le MPOX d’autres dermatoses infectieuses.


Prévention et prise en charge

Il n’existe pas encore de traitement spécifique approuvé contre le MPOX, bien que des antiviraux comme le tecovirimat (TPOXX) aient montré une certaine efficacité in vitro et in vivo (Grosenbach et al., 2018). La prise en charge repose sur les soins symptomatiques, la prévention des complications et l’isolement des cas pour limiter la transmission.

La vaccination avec le vaccin antivariolique de 3e génération (MVA-BN) a été recommandée dans certains pays pour les groupes à haut risque. Toutefois, la disponibilité de ce vaccin reste limitée en Afrique.

Les mesures de prévention incluent :

  • Éviter le contact avec des animaux sauvages.

  • Se laver régulièrement les mains.

  • Limiter les contacts physiques avec des personnes infectées.

  • Sensibiliser les professionnels de santé.


MPOX au Cameroun : état actuel et défis

Selon les dernières données de l’OMS et du Ministère de la Santé Publique du Cameroun, le pays a notifié une vingtaine de cas entre 2022 et 2024, principalement dans les régions de l’Est, du Centre et du Nord-Ouest. La faible couverture vaccinale, l’accès limité au diagnostic biologique et la stigmatisation sociale constituent des obstacles majeurs à la lutte contre la maladie.

Une stratégie multisectorielle est nécessaire, combinant surveillance épidémiologique, sensibilisation communautaire et renforcement du système de santé, en lien avec les recommandations du Règlement Sanitaire International (RSI).


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Foire Aux Questions (FAQ)

1. Le MPOX est-il mortel ?
La plupart des cas sont bénins, mais des formes graves peuvent survenir, surtout chez les personnes immunodéprimées.

2. Existe-t-il un vaccin contre le MPOX ?
Oui, un vaccin de 3e génération (MVA-BN) est utilisé dans certains pays, mais il est encore peu accessible en Afrique.

3. Comment différencier MPOX et varicelle ?
La présence de ganglions enflés (lymphadénopathie) est un critère distinctif du MPOX, absent dans la varicelle.

4. Où se faire diagnostiquer au Cameroun ?
Les hôpitaux de référence et certains laboratoires privés agréés assurent le diagnostic par PCR. Consultez notre répertoire de laboratoires partenaires.


Références scientifiques

  1. Bunge EM et al. The changing epidemiology of human monkeypox—A potential threat? PLOS Neglected Tropical Diseases, 2022

  2. OMS – Situation épidémiologique MPOX – Janvier 2024

  3. Philpott D et al. Epidemiologic and Clinical Characteristics of Monkeypox Cases — United States, 2022. MMWR, CDC

  4. Reynolds MG et al. Human monkeypox. Lancet Infect Dis. 2019

  5. WHO Africa – Bulletin épidémiologique sur le MPOX

  6. Grosenbach DW et al. Oral Tecovirimat for the Treatment of Smallpox. NEJM, 2018

  7. Yinka-Ogunleye A et al. Outbreak of human monkeypox in Nigeria. Lancet Infect Dis, 2019

Vers Intestinaux : Symptômes Et Traitements

Introduction

Les vers intestinaux, ou helminthiases, sont des parasites intestinaux qui affectent principalement le système digestif humain. Ils sont causés par divers types de vers tels que les nématodes (vers ronds), les cestodes (vers plats) et les trématodes (douves). Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde sont infectées par des vers intestinaux, soit près de 24 % de la population mondiale (1).

En Afrique, ces infections parasitaires sont particulièrement prévalentes dans les zones tropicales et subtropicales, où les conditions d’hygiène sont souvent insuffisantes. Le Cameroun ne fait pas exception. Des études récentes indiquent que plus de 10 millions de Camerounais, en particulier les enfants d’âge scolaire, sont affectés par les helminthiases (2).

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Les types de vers intestinaux

  1. Ascaris lumbricoides : C’est le ver rond le plus commun, responsable de l’ascaridiose. Il peut mesurer jusqu’à 30 cm et causer des occlusions intestinales.
  2. Ankylostomes (Ancylostoma duodenale, Necator americanus) : Ces vers s’attachent à la paroi intestinale et causent des pertes sanguines importantes, menant à l’anémie.
  3. Trichuris trichiura : Appelé aussi trichocéphale, ce ver provoque des diarrhées chroniques et des retards de croissance.
  4. Taenia spp. : Les vers plats, ou cestodes, tels que Taenia saginata et Taenia solium, causent des douleurs abdominales, des troubles digestifs et parfois des complications neurologiques.

Modes de transmission

La transmission des vers intestinaux se fait principalement par l’ingestion d’œufs ou de larves présents dans des aliments ou de l’eau contaminés, ou par contact avec un sol souillé par des excréments humains. Les enfants sont les plus exposés en raison de leur habitude de jouer pieds nus ou de porter des objets sales à la bouche.

Symptômes des infections parasitaires

Les symptômes varient selon le type de parasite, mais incluent généralement :

  • Douleurs abdominales
  • Diarrhée ou constipation
  • Perte d’appétit
  • Amaigrissement
  • Anémie
  • Fatigue chronique
  • Retard de croissance chez l’enfant

Conséquences sur la santé publique au Cameroun

Les vers intestinaux sont une cause majeure de morbidité au Cameroun, notamment chez les enfants en âge scolaire. L’impact est multiple :

  • Retard scolaire
  • Faible rendement intellectuel
  • Vulnérabilité aux autres infections
  • Augmentation de la pauvreté à travers les coûts liés aux soins

Prévention et traitement

La lutte contre les vers intestinaux repose sur trois piliers principaux :

  1. Hygiène : Se laver les mains régulièrement, consommer de l’eau potable, bien cuire les aliments, porter des chaussures.
  2. Dépistage et traitement : Utilisation de médicaments antiparasitaires comme l’albendazole ou le mébendazole. Le gouvernement camerounais, en partenariat avec l’OMS, organise des campagnes de déparasitage de masse (3).
  3. Sensibilisation : Informer les populations sur les modes de transmission et les mesures préventives.

Conclusion

Les vers intestinaux représentent un véritable fléau de santé publique au Cameroun et dans plusieurs pays en développement. Une approche intégrée impliquant hygiène, traitement régulier et sensibilisation communautaire est essentielle pour lutter efficacement contre cette menace silencieuse. Mboapharma.cm s’engage à accompagner les populations dans la prévention et le traitement de ces infections, en mettant à disposition des produits de qualité et des conseils de professionnels de santé.


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FAQ

1. Peut-on attraper des vers intestinaux en buvant de l’eau non potable ? Oui. L’eau contaminée par des œufs ou des larves est un vecteur majeur de transmission.

2. Les vers intestinaux peuvent-ils disparaître sans traitement ? Non. Dans la plupart des cas, un traitement antiparasitaire est nécessaire.

3. Les enfants doivent-ils être déparasités régulièrement ? Oui, l’OMS recommande un déparasitage tous les 6 mois dans les zones endémiques.

4. Quels aliments éviter pour prévenir les vers ? La viande crue ou mal cuite, les fruits et légumes mal lavés, et l’eau non traitée.


Références 

  1. WHO. (2023). Soil-transmitted helminth infections. Lien
  2. CDC. (2022). Parasites – Helminths. Lien
  3. Hotez PJ, et al. (2008). Helminth infections: the great neglected tropical diseases. J Clin Invest. Lien
  4. NIH. (2021). Intestinal Parasites. Lien

Le Cancer Du Sein : Une Urgence Silencieuse

Le cancer du sein est une pathologie maligne qui se développe à partir des cellules du tissu mammaire. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde, représentant environ 24,5 % de tous les nouveaux cas de cancer en 2020 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2021). En Afrique, le cancer du sein est la principale cause de décès par cancer chez la femme, avec un diagnostic souvent tardif (Joko et al., 2022). Au Cameroun, les statistiques sont alarmantes : selon une étude récente, le cancer du sein représente plus de 32 % de tous les cancers féminins, avec un taux de mortalité supérieur à 60 % (Nguefack et al., 2023).

Une Pathologie en Hausse et Mal Dépistée

Le cancer du sein est caractérisé par une prolifération anarchique de cellules anormales dans les canaux ou lobules mammaires. Plusieurs facteurs de risque sont associés à cette pathologie, notamment l’âge, les antécédents familiaux, l’exposition prolongée aux éstrogènes, l’obésité, la consommation d’alcool, et la sédentarité (DeSantis et al., 2020). Le retard au diagnostic est un problème majeur dans les pays à revenu faible ou intermédiaire comme le Cameroun, où les campagnes de sensibilisation sont encore insuffisantes et l’accès au dépistage limité.

Les Symptômes à Surveiller

Les signes d’alerte comprennent une masse palpable dans le sein ou sous l’aisselle, une modification de la taille ou de la forme du sein, des rétractions du mamelon, un écoulement anormal, ou des modifications de la peau du sein (Peart, 2015). Dans bien des cas, ces symptômes apparaissent à un stade avancé, d’où l’importance du dépistage précoce par mammographie ou échographie mammaire.

La Prévention et le Dépistage : Clés de la Lutte

La lutte contre le cancer du sein repose sur la prévention primaire (adoption d’un mode de vie sain), le dépistage précoce, le diagnostic précis, et la prise en charge thérapeutique adaptée. L’auto-examen mammaire mensuel reste une stratégie accessible et recommandée à toutes les femmes à partir de 20 ans. Le dépistage par mammographie est recommandé à partir de 40 ans, surtout chez les femmes à risque (American Cancer Society, 2022).

Traitements Disponibles

Le traitement du cancer du sein dépend du stade de la maladie et du type histologique. Il peut inclure la chirurgie (tumorectomie ou mastectomie), la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie ou les thérapies ciblées (NIH, 2023). L’approche multidisciplinaire est essentielle pour améliorer la survie et la qualité de vie des patientes.

Situation au Cameroun : Entre Défis et Opportunités

Au Cameroun, plusieurs initiatives ont été mises en place, notamment des campagnes annuelles comme « Octobre Rose » et la création de centres de dépistage dans certaines régions. Toutefois, les obstacles persistent : manque de moyens diagnostiques, coûts élevés des soins, absence de système national de registre du cancer, et inégalités géographiques dans l’accès aux soins (Ngoma et al., 2021).

Conclusion

Le cancer du sein est une urgence silencieuse qui exige une réponse collective. Informez-vous, faites-vous dépister, et encouragez vos proches à faire de même. Consultez notre plateforme mboapharma.cm pour trouver un centre de dépistage près de chez vous.

Pour plus d’informations, consultez notre article sur Les Dernières Avancées Médicales Contre Le Cancer


Foire Aux Questions (FAQ)

1. Quel est l’âge recommandé pour commencer le dépistage du cancer du sein ?
Le dépistage par mammographie est recommandé dès 40 ans pour les femmes sans facteurs de risque et dès 30 ans si risque élevé.

2. Le cancer du sein touche-t-il aussi les hommes ?
Oui, bien que rare, le cancer du sein peut aussi affecter les hommes (moins de 1 % des cas).

3. L’auto-examen mammaire est-il suffisant ?
Non. Il est utile, mais ne remplace pas une mammographie ou une consultation médicale.

4. Peut-on guérir du cancer du sein ?
Oui, surtout lorsqu’il est dépisté tôt. Les taux de survie peuvent atteindre 90 %.

5. Quelles sont les options si je ne peux pas payer une mammographie ?
Certaines ONG et hôpitaux offrent des dépistages gratuits pendant Octobre Rose.


Références