Maladies Sexuellement Transmissibles : Causes, Symptômes Et Prévention

Introduction

Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont des infections qui se transmettent principalement par contact sexuel, y compris les relations vaginales, anales et orales. Certaines IST peuvent également se transmettre par voie sanguine, ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement (OMS, 2023)

Les infections sexuellement transmissibles (IST) constituent aujourd’hui un véritable défi sanitaire mondial, particulièrement dans les pays en développement. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 1 million de personnes contractent une IST chaque jour dans le monde (OMS, 2023). Ces infections touchent majoritairement les jeunes âgés de 15 à 49 ans, une tranche d’âge socialement et économiquement active.

Parmi les IST les plus répandues figurent la chlamydiose, la gonorrhée, la syphilis et la trichomonase, responsables de près de 374 millions de nouvelles infections chaque année (OMS, 2023). Par ailleurs, les IST d’origine virale comme le virus de l’herpès simplex (VHS), le virus du papillomavirus humain (VPH) ou encore le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), bien qu’incurables, peuvent être prises en charge grâce à un suivi médical régulier.

On estime que plus de 500 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection génitale à VHS, et plus de 290 millions de femmes sont infectées par le VPH, dont certaines souches sont à l’origine de cancers du col de l’utérus (OMS, 2022-2023).

Au Cameroun comme ailleurs, la lutte contre les IST passe par une combinaison de prévention, de dépistage précoce, et d’accès équitable aux traitements. Une sensibilisation accrue, notamment auprès des jeunes, reste indispensable pour freiner la propagation de ces infections souvent silencieuses mais aux conséquences parfois graves.

Causes des IST

Les causes des IST sont principalement dues à la présence de divers agents pathogènes tels que des bactéries, des virus, des champignons ou des protozoaires. Ces agents peuvent infecter les organes génitaux, l’urètre, le rectum, la gorge, ainsi que d’autres parties du corps. Voici quelques exemples de ces agents :

  • Bactéries : Les bactéries comme Chlamydia trachomatis (responsable de la chlamydia), Neisseria gonorrhoeae (responsable de la gonorrhée) et Treponema pallidum (responsable de la syphilis) sont des causes fréquentes d’IST bactériennes.

  • Virus : Les virus tels que le papillomavirus humain (VPH), le virus de l’herpès simplex (VHS), le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le virus de l’hépatite B sont responsables de nombreuses IST virales.

  • Protozoaires : Le Trichomonas vaginalis, responsable de la trichomonase, est un protozoaire qui peut également causer des IST.

  • Champignons : Le Candida albicans, qui cause des infections à levures (candidoses), peut aussi être une cause d’IST dans certains cas.

Ces agents se transmettent lors de rapports vaginaux, anaux ou oraux non protégés, mais aussi via le sang, les aiguilles contaminées, ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement.

Tout savoir sur les infections sexuellement transmissibles

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Figure 1 : Voies de transmissions des IST CRIPS ÎLE-DE-FRANCE

Modes de transmission des IST

Les IST se transmettent principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée, notamment lors de rapports sexuels, mais peuvent également se transmettre par d’autres voies. Voici les modes de transmission principaux :

  1. Rapports sexuels non protégés : La plupart des IST se transmettent par contact sexuel non protégé, qu’il s’agisse de rapports vaginaux, anaux ou oraux. Le risque de transmission est particulièrement élevé lorsque l’un des partenaires présente des lésions visibles, comme des plaies ou des verrues génitales.

  2. Transmission de la mère à l’enfant : Certaines IST, telles que le VIH, l’hépatite B, la syphilis et l’herpès, peuvent être transmises de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.

  3. Contact avec des objets contaminés : Bien que moins fréquent, le partage de certains objets personnels comme des rasoirs, des brosses à dents ou des serviettes peut également entraîner la transmission de certaines IST.

  4. Transmission sanguine : Certaines IST, comme le VIH et l’hépatite B, peuvent être transmises par contact avec du sang contaminé, par exemple lors de l’utilisation de seringues non stériles.
    Maladies sexuellement transmissibles (MST) chez l'homme et la femme

Figure 2 : Modes de transmissions des IST

Symptômes courants des IST

Les symptômes varient en fonction de l’infection, mais certains signes communs incluent :

  • Chez les femmes :

    • Écoulement vaginal anormal avec ou sans odeur désagréable.

    • Plaies, verrues ou cloques près des organes génitaux, de l’anus ou de la bouche.

    • Douleur pelvienne ou lors des rapports sexuels.

    • Brûlure ou démangeaison autour des organes génitaux.

    • Saignement vaginal en dehors des menstruations.

    • Brûlure en urinant.

  • Chez les hommes :

    • Écoulement urétral.

    • Douleur ou brûlure lors de la miction.

    • Plaies, verrues ou cloques sur les organes génitaux.

    • Douleur ou gonflement des testicules.

Il est important de noter que certaines IST peuvent être asymptomatiques, ce qui signifie qu’une personne peut être porteuse sans présenter de symptômes apparents.

Conséquences des MST non traitées

Sans prise en charge, les MST peuvent entraîner :

  • Infertilité
  • Grossesses extra-utérines
  • Infections néonatales
  • Cancers (notamment du col de l’utérus causé par certains HPV)
  • Co-infections, en particulier avec le VIH

La surveillance clinique et le dépistage régulier sont donc essentiels.

Prévention des IST

La prévention est essentielle pour réduire le risque de transmission des IST. Les mesures clés comprennent :

  1. Utilisation du préservatif : Le port du préservatif masculin ou féminin lors de chaque rapport sexuel est l’une des méthodes les plus efficaces pour prévenir la transmission des IST.

  2. Dépistage régulier : Se faire dépister régulièrement permet de détecter précocement les IST et de commencer un traitement approprié. Cela est particulièrement important si vous avez des partenaires multiples ou si vous êtes sexuellement actif sans protection.

  3. Vaccination : Certaines IST, comme l’hépatite B et le papillomavirus humain (HPV), peuvent être prévenues par la vaccination. Il est recommandé de se faire vacciner, surtout avant le début de l’activité sexuelle.

  4. Communication ouverte avec les partenaires : Discuter ouvertement de l’historique sexuel et du statut de dépistage avec vos partenaires peut aider à prendre des mesures préventives appropriées.

  5. Limitation du nombre de partenaires sexuels : Réduire le nombre de partenaires peut diminuer le risque d’exposition aux IST.

  6. Éviter le partage d’objets personnels : Ne pas partager des articles tels que les rasoirs ou les brosses à dents, car ils peuvent être contaminés par des fluides corporels.

💊 Traitement des IST : efficacité et prise en charge adaptée

Le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST) dépend du type d’agent infectieux en cause : bactérien, viral, parasitaire ou fongique. Certaines IST sont curables, tandis que d’autres peuvent seulement être contrôlées médicalement pour réduire les symptômes et limiter les risques de transmission.

✔️ IST bactériennes et parasitaires : guérison possible

Les IST causées par des bactéries ou des parasites – comme la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose ou la trichomonase – sont généralement traitées efficacement avec des antibiotiques ou des antiparasitaires. Le traitement est souvent simple, oral ou injectable, mais il est crucial d’être diagnostiqué à temps pour éviter les complications (infertilité, infections chroniques, transmission au fœtus).

⚠️ IST virales : traitement à vie, mais contrôle possible

Les IST virales – notamment le virus de l’herpès simplex (VHS), le virus du papillomavirus humain (VPH) et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)ne peuvent pas être guéries à ce jour, mais leur prise en charge médicale permet de contrôler les symptômes, de prévenir les complications et de réduire significativement la transmission.

  • Le VIH est traité avec une trithérapie antirétrovirale, qui permet aux personnes vivant avec le virus d’avoir une espérance de vie proche de la normale.

  • Le VHS peut être contrôlé par des antiviraux comme l’aciclovir, réduisant la fréquence des poussées et la contagiosité.

  • Le VPH, souvent asymptomatique, peut parfois entraîner des lésions précancéreuses traitées par chirurgie locale ou par destruction thermique ou chimique.

👥 Traitement du couple et suivi

Il est fortement recommandé que les deux partenaires soient traités simultanément pour éviter la réinfection. Un suivi médical régulier, même après traitement, est essentiel pour confirmer la guérison et surveiller d’éventuelles rechutes.

Que faire en cas de suspicion de MST ?

  • Se rendre immédiatement dans un centre de santé ou une pharmacie pour effectuer un test de dépistage.
  • Ne pas s’automédiquer.
  • Informer son ou ses partenaires pour qu’ils puissent être testés à leur tour.

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Importance du dépistage et du traitement

Un dépistage précoce et un traitement approprié sont essentiels pour prévenir les complications graves des IST, telles que l’infertilité, les cancers et la transmission à d’autres personnes. De plus, certaines IST, comme le VIH, peuvent être contrôlées efficacement avec un traitement antirétroviral, réduisant ainsi le risque de transmission.

Conclusion

La sensibilisation aux symptômes et aux méthodes de prévention des IST est cruciale pour maintenir une bonne santé sexuelle. En adoptant des pratiques sexuelles sûres, en vous faisant dépister régulièrement et en communiquant ouvertement avec vos partenaires, vous contribuez à réduire la propagation des IST et à protéger votre bien-être ainsi que celui de votre communauté.

Pour plus d’informations, vous pouvez lire notre article sur Les Mycoses Vaginales : Comprendre, Prévenir Et Traiter

Références

Génériques Vs Princeps : Quelle Différence Et Comment Choisir ?

Introduction

Les médicaments sont essentiels à la prise en charge des maladies. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès aux médicaments essentiels, principalement en raison du coût élevé des spécialités pharmaceutiques princeps (OMS, 2023). Les médicaments génériques, proposés comme alternative aux princeps, permettent de combler cette inégalité d’accès tout en garantissant efficacité et sécurité.

En Afrique, l’OMS estime que près de 70 à 90 % des médicaments consommés sont importés, avec une disponibilité irrégulière et un accès limité pour les populations rurales. Au Cameroun, bien que la politique nationale du médicament encourage l’utilisation des génériques, leur acceptabilité reste encore faible dans certaines couches de la population, en partie à cause de la méconnaissance de leur équivalence thérapeutique (Ngou & al., 2021).

Qu’est-ce qu’un médicament Princeps ?

Médicament  Princeps     

=     Molécule active (principe actif) : responsable de l’effet thérapeutique

+    Excipients : sans activité thérapeutique, facilitant la fabrication, la stabilité, l’absorption, l’administration et la conservation du médicament. Ils conditionnent l’aspect, la couleur et le goût

Le médicament princeps est le premier médicament commercialisé contenant un principe actif donné. Il a été développé et testé par un laboratoire pharmaceutique. Le princeps est protégé par un brevet pendant une période déterminée, ce qui garantit à son fabricant l’exclusivité de la vente sur le marché. En général, les médicaments princeps sont plus chers, en raison des coûts liés à leur recherche, leur développement et leur mise sur le marché.

Exemple de médicaments Princeps :

  • Doliprane (paracétamol) : un médicament utilisé pour soulager la douleur.

  • Lévothyrox (lévothyroxine sodique) : un traitement pour l’hypothyroïdie.

Qu’est-ce qu’un médicament Générique ?

Médicament Générique

=      Même molécule active et même quantité de molécule active que le médicament princeps

+    Excipients qui peuvent être différents pour faciliter la fabrication, améliorer le goût ou la couleur

C’est pourquoi la taille, le goût, la forme ou la couleur du médicament générique peuvent changer par rapport au médicament princeps (ex : comprimé moins gros, goût fraise…)

Un médicament générique est une copie d’un médicament princeps, mais à un coût beaucoup plus bas. Il contient le même principe actif, dans la même quantité et avec les mêmes effets thérapeutiques. La différence réside principalement dans la marque et les excipients (composants non actifs). Les médicaments génériques peuvent être commercialisés une fois que le brevet du médicament princeps a expiré, ce qui permet à d’autres laboratoires de produire et de vendre le médicament sous un autre nom, à un prix souvent plus abordable.

Exemple de médicaments Génériques :

  • Paracétamol Biogaran : générique du Doliprane.

  • Thyroxine Henning : générique du Lévothyrox.

Différences entre Médicaments Princeps et Génériques

Médicaments Princeps

Un médicament princeps est la première version d’un médicament mise sur le marché, après avoir passé avec succès des tests cliniques et obtenu un brevet. Pendant la période de protection par le brevet, seul le fabricant d’origine peut produire et commercialiser ce médicament. Par exemple, le médicament « Prilosec » pour le traitement des ulcères gastriques, développé par AstraZeneca, était un princeps avant que son brevet n’expire.

Les médicaments princeps sont souvent plus chers en raison des coûts de recherche et développement, ainsi que des frais liés à la commercialisation et à la distribution. L’inconvénient majeur de ces médicaments est donc leur prix élevé, ce qui peut limiter leur accessibilité dans certaines régions, notamment en Afrique subsaharienne.

Médicaments Génériques

Les génériques, quant à eux, sont des copies exactes des médicaments princeps, produits après l’expiration du brevet. Ils doivent respecter les mêmes normes de qualité, de sécurité et d’efficacité que le médicament original. Leur coût est généralement inférieur à celui du médicament princeps, car ils ne supportent pas les frais de recherche et développement. Cela permet de rendre les traitements plus abordables pour une population plus large.

Les médicaments génériques sont soumis à des contrôles rigoureux par les autorités sanitaires pour garantir leur efficacité et leur sécurité. Les génériques contiennent les mêmes ingrédients actifs que le médicament original et sont destinés à avoir les mêmes effets thérapeutiques.

Avantages des Médicaments Génériques

Accessibilité Financière

L’un des principaux avantages des génériques est leur prix réduit. Cela les rend beaucoup plus accessibles, particulièrement dans des pays comme le Cameroun, où les coûts des médicaments peuvent représenter une part importante des dépenses de santé des citoyens. L’OMS souligne que l’utilisation des génériques est un moyen efficace de rendre les traitements médicaux plus abordables, en particulier pour les maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension ou le VIH (OMS, 2023).

Qualité et Sécurité

Contrairement à une idée reçue, les médicaments génériques sont aussi sûrs et efficaces que leurs homologues princeps. Ils sont soumis à des tests de bioéquivalence qui vérifient qu’ils produisent le même effet thérapeutique que le médicament d’origine (OMS, 2023). Ces tests garantissent que les patients bénéficieront des mêmes résultats thérapeutiques tout en payant moins cher.

Contribution à la Réduction des Inégalités en Santé

Les génériques jouent un rôle important dans la réduction des inégalités d’accès aux soins. Ils permettent aux populations des pays en développement, comme le Cameroun, d’accéder à des traitements vitaux pour des maladies souvent coûteuses à traiter avec des médicaments princeps. En conséquence, ils aident à améliorer les résultats de santé publique en rendant les traitements plus largement disponibles.

Critères Médicaments Princeps Médicaments Génériques
Prix Plus élevé en raison du brevet Moins cher, pas de coût de recherche
Brevets Protégé par un brevet Aucun brevet, après expiration
Apparence Spécifique à la marque Peut différer (forme, couleur)
Efficacité Prouvé après tests cliniques Identique au princeps (même principe actif)

Pourquoi Choisir un Médicament Princeps ?

Innovations Thérapeutiques

Les médicaments princeps sont souvent à la pointe de l’innovation. Ils sont souvent le fruit de recherches longues et coûteuses, et peuvent offrir des traitements novateurs pour des maladies rares ou complexes. Leur efficacité peut également être supérieure à celle des médicaments génériques, bien que ce ne soit pas toujours le cas.

Garantie de Traçabilité

Certains patients préfèrent le médicament princeps pour la garantie de traçabilité qu’il offre, en raison de la réputation des grandes entreprises pharmaceutiques qui les produisent. Cela peut créer une certaine confiance, notamment chez les patients qui n’ont pas encore été familiarisés avec les médicaments génériques.

Période de Brevet

Les médicaments princeps bénéficient d’une période de brevet qui leur permet d’être protégés de la concurrence directe des génériques. Cela peut offrir une certaine sécurité dans le suivi des traitements, particulièrement lorsque le médicament est novateur.

Pourquoi choisir un médicament générique ?

Le choix d’un médicament générique est souvent une décision économique. En effet, il permet de réaliser des économies substantielles tout en bénéficiant d’un traitement équivalent à celui du médicament princeps. Les génériques sont soumis aux mêmes normes de qualité et d’efficacité que les médicaments originaux. De plus, les patients n’ont pas à se soucier de l’efficacité, car les génériques sont testés et approuvés par les autorités sanitaires avant leur commercialisation.

Les facteurs à considérer avant de choisir

1. Consultation avec votre médecin

Il est crucial de consulter un professionnel de santé avant de choisir entre un médicament princeps ou générique. Bien que les génériques soient équivalents en termes de principes actifs, certaines personnes peuvent être sensibles à des excipients ou à des différences dans la forme du médicament.

2. Coût et accessibilité

Les médicaments génériques sont souvent moins chers, mais selon les assurances santé, les remboursements peuvent différer. Vérifiez les conditions spécifiques de votre couverture d’assurance.

3. Marque et réputation

Certains patients préfèrent les marques de médicaments princeps en raison de leur réputation de longue date. Toutefois, de nombreuses marques de génériques jouissent également d’une solide réputation en termes de qualité et de fiabilité.

AMM du médicament générique = Qualité + Efficacité/Sécurité

Bioéquivalence

Comment Choisir ?

Le choix entre un médicament générique et un princeps dépend de plusieurs facteurs : le coût, la disponibilité, la confiance du patient et les conseils du professionnel de santé. Les médecins et pharmaciens doivent informer les patients des avantages et des inconvénients de chaque option. Parfois, le choix est évident, surtout dans les pays où les ressources sont limitées, mais cela dépend aussi des préférences du patient et de son état de santé.

Conclusion

Le débat entre médicaments génériques et princeps ne se limite pas à une question de coût. Bien que les médicaments génériques offrent une alternative plus abordable, les médicaments princeps peuvent être nécessaires dans certains cas spécifiques en raison de leur innovation et de leur suivi clinique. Cependant, l’utilisation accrue des génériques représente une étape clé dans l’amélioration de l’accès aux soins de santé dans des pays comme le Cameroun, où les inégalités d’accès aux médicaments restent un défi majeur. En fin de compte, la décision de choisir l’un ou l’autre dépend des besoins de chaque patient, mais il est essentiel d’informer et d’éduquer le public pour qu’il fasse un choix éclairé.


FAQ

1. Les médicaments génériques sont-ils moins efficaces que les princeps ?
Non. Ils sont soumis à des tests rigoureux de bioéquivalence garantissant la même efficacité thérapeutique.

2. Peut-on remplacer un médicament princeps par un générique sans risque ?
Oui, sauf avis contraire du médecin. Le pharmacien peut proposer un équivalent générique.

3. Pourquoi les génériques sont-ils moins chers ?
Ils n’engendrent pas de frais de recherche et développement, ce qui réduit leur coût de production.

4. Où acheter des génériques sûrs au Cameroun ?
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Pour plus d’informations, consultez notre article sur Que Faire Si Mon Médicament Est En Rupture De Stock ?


Références

  1. Van Couver : « Les stratégies de marketing numérique pour les sites pharmaceutiques ». Journal of Health Marketing, 2023.

  2. Van Couver : « Optimisation SEO pour les sites de santé : Comment attirer les patients avec un contenu efficace ». Health Digital Strategies, 2024.

  3. https://www.medicament-info-service-patient.fr

Les Vaccins Les Plus Importants À Faire Selon Son Âge Au Cameroun

Introduction

La vaccination est l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir les maladies infectieuses, améliorer l’espérance de vie et renforcer l’immunité collective. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la vaccination permet d’éviter chaque année entre 3,5 et 5 millions de décès dans le monde (1). Elle constitue un pilier fondamental de la santé publique, particulièrement en Afrique où certaines maladies infectieuses restent endémiques.

En Afrique, malgré les progrès notables enregistrés au cours des deux dernières décennies, des défis persistent : accès limité aux vaccins, logistique de la chaîne du froid, couverture vaccinale inégale, et désinformation (2).

Au Cameroun, les campagnes nationales de vaccination sont pilotées par le Programme Élargi de Vaccination (PEV), qui a permis une amélioration constante des taux de couverture, bien que des efforts restent nécessaires pour atteindre les populations reculées et renforcer la sensibilisation (3).

Cet article vous présente les vaccins essentiels à chaque étape de la vie, conformément aux recommandations de l’OMS et du ministère de la Santé publique du Cameroun, tout en vous aidant à comprendre quand, pourquoi et pour qui chaque vaccin est important.


Les vaccins essentiels de la naissance à l’âge adulte

1. Vaccins de l’enfance (0 à 5 ans)

Les premières années de la vie sont les plus critiques pour établir une protection immunitaire durable. Le calendrier vaccinal camerounais prévoit :

  • BCG : contre la tuberculose – dès la naissance.

  • Polio oral (VPO) : 3 doses à 6, 10 et 14 semaines.

  • Pentavalent (DTC-HepB-Hib) : diphtérie, tétanos, coqueluche, hépatite B, Haemophilus influenzae type b.

  • Pneumocoque (PCV13) : contre les infections à pneumocoques.

  • Rotavirus : pour prévenir les gastro-entérites infantiles.

  • Rougeole-rubéole : première dose à 9 mois, rappel à 15 mois.

2. Vaccins pour les adolescents (10 à 19 ans)

À cette étape, certains rappels sont nécessaires. De plus, des vaccins spécifiques sont recommandés :

  • Rappel DTCa : diphtérie, tétanos, coqueluche.

  • Papillomavirus humain (HPV) : recommandé chez les filles âgées de 9 à 14 ans pour prévenir le cancer du col de l’utérus.

  • Hépatite B : si non administré durant l’enfance.

3. Vaccins pour les adultes (20 à 59 ans)

L’âge adulte nécessite également un suivi vaccinal régulier :

  • Rappels tétanos et diphtérie tous les 10 ans.

  • Vaccin contre la fièvre jaune : exigé pour les voyages, recommandé à tous les adultes (dose unique).

  • Grippe saisonnière : chez les personnes à risque.

  • COVID-19 : selon les recommandations actualisées.

4. Vaccins pour les personnes âgées (60 ans et plus)

Le système immunitaire s’affaiblit avec l’âge. Des vaccins spécifiques sont recommandés :

  • Grippe saisonnière : chaque année.

  • Pneumocoque : pour prévenir la pneumonie.

  • Zona : chez les plus de 60 ans.

5. Vaccination chez la femme enceinte : protéger deux vies

La femme enceinte est une priorité dans les politiques de santé publique, car certaines maladies infectieuses peuvent avoir des conséquences graves sur la grossesse, le fœtus ou le nouveau-né.

Vaccins recommandés pendant la grossesse au Cameroun :

  1. Vaccin contre le tétanos (VAT) :

    • Recommandé dès le 2ᵉ trimestre de grossesse.

    • Objectif : prévenir le tétanos néonatal, une maladie encore présente dans certaines zones rurales.

    • En général, 2 à 5 doses sont administrées selon l’historique vaccinal (4).

  2. Vaccin contre la grippe saisonnière :

    • Recommandé pendant la grossesse pour protéger la mère et le nouveau-né contre les formes graves.

  3. Vaccin contre la COVID-19 :

    • Recommandé pour les femmes enceintes à partir du 2ᵉ trimestre, selon les recommandations du ministère de la Santé et de l’OMS (5).

Qu’en est-il du vaccin contre le paludisme ?

Le paludisme reste l’une des premières causes de morbidité et de mortalité au Cameroun, surtout chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

Le vaccin RTS,S/AS01 (Mosquirix) :

  • Premier vaccin antipaludique approuvé par l’OMS.

  • Ciblé principalement chez les enfants de 5 mois à 17 mois.

  • Il ne remplace pas les mesures classiques de prévention (moustiquaire imprégnée, traitement préventif intermittent), mais il les complète efficacement.

  • Le Cameroun fait partie des pays en cours d’introduction progressive du vaccin (6).

Paludisme chez la femme enceinte :

Il n’existe pas encore de vaccin antipaludique spécifiquement autorisé pour les femmes enceintes. La prévention repose sur :

  • Le traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine (SP).

  • L’utilisation de moustiquaires imprégnées.

  • La prise en charge rapide des symptômes.


Pourquoi respecter le calendrier vaccinal ?

Le respect du calendrier vaccinal permet :

  • Une protection individuelle et collective (immunité de groupe).

  • La réduction des épidémies (ex : rougeole, méningite).

  • Des économies de santé publique en évitant les traitements coûteux des complications.

Un retard ou un oubli de vaccin peut augmenter les risques d’infection et nuire à la protection communautaire. C’est pourquoi il est essentiel de consulter un professionnel de santé ou une pharmacie agréée au Cameroun pour vérifier votre statut vaccinal.


Où se faire vacciner au Cameroun ?

  • Centres de santé publics : vaccination gratuite dans le cadre du PEV.

  • Hôpitaux et cliniques privées.

  • Pharmacies partenaires de MboaPHARMA, qui accompagnent les usagers dans le suivi de leur carnet de vaccination.


Conclusion

La vaccination est une arme puissante contre les maladies évitables. Au Cameroun, l’enjeu reste de renforcer l’éducation sanitaire, faciliter l’accès aux vaccins et suivre rigoureusement les calendriers par âge. En vous vaccinant, vous protégez non seulement votre santé, mais aussi celle de toute votre communauté.

vous pouvez consulter notre article sur Les Médicaments Interdits Pendant La Grossesse Et Pourquoi ?


FAQ

1. Les vaccins sont-ils gratuits au Cameroun ?
Oui, la plupart des vaccins du PEV sont gratuits dans les centres de santé publics.

2. Le vaccin contre le HPV est-il disponible partout ?
Il est progressivement introduit dans les régions via le programme national. Consultez votre centre de santé.

3. Faut-il se faire vacciner même adulte ?
Oui, certains rappels et vaccins (grippe, hépatite B, COVID-19) sont essentiels à l’âge adulte.


Références

  1. Organisation mondiale de la Santé. Vaccins et vaccination. 2024. Disponible sur : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/immunization-coverage

  2. OMS Afrique. Statistiques de vaccination en Afrique. 2023. Disponible sur : https://www.afro.who.int

  3. Ministère de la Santé Publique du Cameroun. Programme Élargi de Vaccination (PEV). 2023. Disponible sur : http://www.minsante.cm

  4. UNICEF Cameroun. Vaccination antitétanique chez la femme enceinte. 2023. Disponible sur : https://www.unicef.org/cameroon

  5. OMS. COVID-19 et grossesse : vaccination et recommandations. 2022. Disponible sur : https://www.who.int

  6. Gavi, l’Alliance du Vaccin. Le vaccin contre le paludisme : une révolution en Afrique. 2023. Disponible sur : https://www.

  7. gavi.org

Les Dangers De L’automédication Et Comment L’éviter

Introduction

L’automédication se définit comme l’utilisation de médicaments sans prescription médicale dans le but de traiter des symptômes ou maladies auto-identifiés. Ce phénomène mondial soulève d’importants enjeux de santé publique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bien que l’automédication puisse être bénéfique pour traiter des affections mineures, son usage abusif entraîne des risques significatifs, notamment l’antibiorésistance, les interactions médicamenteuses et les effets secondaires graves (OMS, 2023).

En Afrique, le recours à l’automédication est très répandu, avec une prévalence oscillant entre 50 et 90 % selon les pays (Osemene et al., 2012). Au Cameroun, une étude récente menée à Douala a révélé que 77,6 % des patients interrogés avaient recours à l’automédication, principalement pour traiter des douleurs, la fièvre ou les infections respiratoires (Ngano et al., 2020).

Les dangers majeurs de l’automédication

1. L’antibiorésistance

L’utilisation non contrôlée des antibiotiques favorise l’émergence de résistances bactériennes. Cette situation entraîne des infections plus graves, difficiles à traiter, et augmente la morbidité et la mortalité (Çiftçi et al., 2022). L’OMS classe l’antibiorésistance parmi les 10 principales menaces pour la santé mondiale.

2. Les effets indésirables

L’ingestion inappropriée de médicaments peut provoquer des effets secondaires graves : troubles gastro-intestinaux, réactions allergiques, hépatotoxicité ou atteintes rénales. Ces effets sont souvent aggravés par le surdosage ou les associations dangereuses de substances actives (Çelik et al., 2021).

3. Les interactions médicamenteuses

L’automédication expose à des interactions pharmacocinétiques et pharmacodynamiques mal connues du public. Par exemple, l’association de certains anti-inflammatoires avec des anticoagulants peut provoquer des hémorragies (Çomo et al., 2019).

4. Le retard de diagnostic

En masquant les symptômes par l’autotraitement, le patient peut retarder une consultation médicale et aggraver son état de santé. De nombreuses pathologies graves (telles que le cancer ou la tuberculose) peuvent ainsi passer inaperçues jusqu’à des stades avancés.

Les causes de l’automédication

Les facteurs favorisant l’automédication sont multiples :

  • Accessibilité facile aux médicaments en vente libre.
  • Coûts élevés des consultations médicales.
  • Manque d’éducation sanitaire et de sensibilisation.
  • Influence des proches ou des médias sociaux.
  • Expériences précédentes avec les mêmes symptômes.

Comment éviter l’automédication ?

1. Renforcer l’éducation sanitaire

Les campagnes d’éducation sur les risques de l’automédication doivent être intégrées aux programmes communautaires et scolaires. Le rôle des professionnels de santé et des médias est essentiel.

2. Limiter la vente libre de certains médicaments

Le renforcement de la réglementation de la distribution des antibiotiques et autres médicaments sensibles est indispensable pour contrer leur usage abusif.

3. Améliorer l’accessibilité aux soins

Un système de santé plus accessible, avec des consultations abordables et une meilleure couverture médicale, peut réduire le recours à l’automédication.

4. Utiliser les outils digitaux de santé

Des plateformes comme mboapharma.cm permettent de consulter la notice des médicaments, de localiser les pharmacies de garde, et de vérifier la disponibilité des produits, évitant ainsi les achats inappropriés.

Conclusion

L’automédication, bien qu’apparemment anodine, représente un risque réel pour la santé individuelle et publique. Une réponse multisectorielle est essentielle, incluant à la fois l’éducation, la réglementation et l’innovation digitale pour réduire ce fléau.


Protégez votre santé ! Avant de prendre un médicament, consultez toujours un professionnel de santé ou rendez-vous sur mboapharma.cm pour des informations fiables ou lire Comment Bien Conserver Ses Médicaments À La Maison ?


Foire aux questions (FAQ)

1. L’automédication est-elle toujours dangereuse ?
Non, elle peut être acceptable pour des affections mineures (maux de tête, rhume), à condition d’utiliser des médicaments validés par un pharmacien.

2. Quels sont les médicaments à ne jamais prendre sans ordonnance ?
Antibiotiques, corticoïdes, antihypertenseurs, anticoagulants, psychotropes.

3. Pourquoi l’automédication est-elle plus fréquente en Afrique ?
Principalement à cause du coût des soins, de la proximité des pharmacies, du manque de réglementation et de sensibilisation.

4. Comment savoir si un médicament est sûr ?
En consultant un pharmacien, ou en utilisant des plateformes fiables comme mboapharma.cm.


Références bibliographiques

  1. World Health Organization (2023). Antimicrobial resistance
  2. Osemene, K.P., & Lamikanra, A. (2012). A study of the prevalence of self-medication practice among university students in southwestern Nigeria. International Journal of Research in Medical Sciences. PubMed
  3. Ngano, J.M. et al. (2020). Self-medication practices and associated factors in Douala, Cameroon. Pan African Medical Journal. NCBI
  4. Çiftçi, M. et al. (2022). The impact of self-medication with antibiotics on resistance. Journal of Infection and Public Health. ScienceDirect
  5. Çelik, S. et al. (2021). Adverse drug reactions due to self-medication. Therapeutic Advances in Drug Safety. SAGE Journals
  6. Çomo, F. et al. (2019). Drug interactions in polypharmacy. European Journal of Clinical Pharmacology. Springer

 

Comment Éviter Les Infections Urinaires Récurrentes ?

Introduction

Les infections urinaires (IU) sont des pathologies fréquentes causées par la prolifération de micro-organismes dans les voies urinaires. Elles touchent principalement les femmes, mais peuvent également affecter les hommes et les enfants. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les infections urinaires figurent parmi les infections bactériennes les plus répandues dans le monde, avec une prévalence annuelle estimée à plus de 150 millions de cas (World Health Organization, 2023). En Afrique, la situation est aggravée par un accès limité à l’eau potable et aux soins de santé, et au Cameroun, les données hospitalières montrent une recrudescence des infections urinaires, particulièrement chez les femmes et les personnes âgées (Ngono et al., 2021).

Les IU récurrentes, définies par la survenue de deux épisodes en six mois ou trois en un an, représentent un défi médical important, nécessitant une prévention rigoureuse et une prise en charge adaptée.

Causes et facteurs de risque des infections urinaires récurrentes

Les causes les plus fréquentes sont des infections à Escherichia coli, une bactérie naturellement présente dans le tube digestif. Plusieurs facteurs peuvent favoriser la récurrence :

  • Hygiène intime inadéquate
  • Rapports sexuels fréquents
  • Utilisation de spermicides
  • Anomalies anatomiques ou fonctionnelles du tractus urinaire
  • Ménopause, entraînant une modification de la flore vaginale
  • Diabète sucré et immunosuppression

Stratégies de prévention efficaces

1. Hydratation et hygiène

Une bonne hydratation favorise l’élimination des bactéries par l’urine. Il est recommandé de boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour (Foxman et al., 2022). L’hygiène intime doit être rigoureuse mais non agressive : éviter les douches vaginales et utiliser des produits sans savon agressif.

2. Habitudes mictionnelles

Uriner régulièrement, en particulier après un rapport sexuel, permet de limiter la colonisation bactérienne. Il est aussi conseillé de ne pas se retenir d’uriner pendant de longues périodes (Hooton et al., 2012).

3. Probiotiques et alimentation

La consommation de probiotiques (ex. : Lactobacillus) contribue à restaurer la flore urogénitale et intestinale, limitant ainsi les infections (Stapleton, 2016). Une alimentation riche en fibres favorise également la santé intestinale et limite la prolifération bactérienne pathogène.

4. Antibioprophylaxie ciblée

Chez les patientes présentant des récidives fréquentes, un traitement antibiotique prophylactique peut être envisagé, sous supervision médicale stricte, afin d’éviter l’antibiorésistance (Gupta et al., 2017).

5. Phytothérapie et compléments

Des extraits de plantes comme la canneberge (cranberry), l’orthosiphon ou la busserole montrent une certaine efficacité dans la prévention des IU, bien que les résultats varient selon les études (Jepson et al., 2012).

Impact en Afrique et au Cameroun

En Afrique subsaharienne, l’incidence des IU récurrentes est exacerbée par l’automédication, le recours aux médicaments de la rue, et l’absence de laboratoires pour les analyses d’urines. Au Cameroun, le manque de sensibilisation et la stigmatisation autour des infections urinaires contribuent à la récidive des cas (Nsom et al., 2020).

Conclusion

Les infections urinaires récurrentes peuvent être évitées grâce à une hygiène adaptée, une bonne hydratation, des habitudes urinaires saines et un suivi médical approprié. Pour en savoir plus et trouver des solutions adaptées, consultez notre plateforme mboapharma.cm.

Besoin de trouver une pharmacie près de chez vous ? Consultez notre carte interactive sur mboapharma.cm.

FAQ

1. Les infections urinaires sont-elles contagieuses ? Non, elles ne sont généralement pas contagieuses, mais certains comportements peuvent favoriser leur transmission bactérienne.

2. Puis-je utiliser des antibiotiques sans ordonnance pour traiter une IU ? Non, l’automédication est dangereuse et peut aggraver la résistance bactérienne. Consultez toujours un professionnel.

3. Les hommes peuvent-ils avoir des infections urinaires récurrentes ? Oui, bien que plus rares, elles peuvent survenir, surtout en cas de pathologies prostatiques.

4. Quelle est la meilleure boisson pour prévenir les infections urinaires ? L’eau reste le meilleur choix. Les jus de canneberge peuvent aussi être bénéfiques.

5. À partir de quand parle-t-on d’infection urinaire récidivante ? On parle de récidive à partir de deux épisodes en six mois ou trois en un an.

Références bibliographiques

  • World Health Organization. (2023). Urinary tract infections.
  • Foxman, B., et al. (2022). Epidemiology of urinary tract infections: Incidence, morbidity, and economic costs. Infectious Disease Clinics. PubMed
  • Hooton, T. M., et al. (2012). Clinical practice guidelines for the diagnosis and treatment of acute uncomplicated cystitis and pyelonephritis in women. Clinical Infectious Diseases. NIH
  • Stapleton, A. E. (2016). The Vaginal Microbiota and Urinary Tract Infection. Microbiology Spectrum. PubMed
  • Gupta, K., et al. (2017). International clinical practice guidelines for the treatment of acute uncomplicated cystitis and pyelonephritis in women. Clinical Infectious Diseases. PubMed
  • Jepson, R. G., et al. (2012). Cranberries for preventing urinary tract infections. Cochrane Database of Systematic Reviews. PubMed
  • Ngono, M. B., et al. (2021). Prévalence et facteurs associés aux infections urinaires à l’Hôpital Central de Yaoundé. Journal Africain de Médecine. [Lien local]
  • Nsom, R. et al. (2020). Automédication et résistance bactérienne au Cameroun. Revue Camerounaise de Santé Publique. [Lien local]

Quels Médicaments Ne Faut-Il Jamais Associer ?

Introduction

L’association de médicaments, aussi appelée interaction médicamenteuse, désigne la modification de l’effet d’un médicament par la présence d’un autre. Ces interactions peuvent être d’origine pharmacocinétique (absorption, distribution, métabolisme ou excrétion) ou pharmacodynamique (effets opposés ou synergiques) et entraîner une inefficacité thérapeutique, voire une toxicité grave.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les erreurs médicamenteuses, y compris les interactions dangereuses, causent plus de 1,3 million de décès par an dans le monde (OMS, 2022). En Afrique, la problématique est aggravée par l’automédication, les médicaments de la rue et le manque de suivi pharmaceutique. Au Cameroun, des études ont montré que jusqu’à 38 % des patients hospitalisés reçoivent au moins une association médicamenteuse potentiellement dangereuse (Nkwanani et al., 2021).

Associations médicamenteuses à risque majeur

1. Anticoagulants oraux + Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Cette combinaison augmente significativement le risque de saignement gastro-intestinal ou intracrânien (Patel et al., 2020). Par exemple, warfarine (Coumadine®, Warfilone®) + ibuprofène (Brufen®, Advil®, Ibupradoll®, Ibucare®) est à proscrire sauf surveillance très stricte.

Mot-clés secondaires : interactions médicamenteuses, risques de saignement, surveillance pharmacologique

2. Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) + Diurétiques + Anti-inflammatoires

Ce trio, parfois appelé « triple whammy« , peut provoquer une insuffisance rénale aiguë. Par exemple : ramipril (Triatec®, Ramipress®) + furosémide (Lasix®, Furosedon®) + diclofénac (Voltaren®, Cataflam®) (Mansoor et al., 2019).

3. Antidépresseurs ISRS + Triptans (migraines)

Cette association peut entraîner un syndrome sérotoninergique, potentiellement fatal, caractérisé par agitation, tachycardie, tremblements, hyperthermie (Mayo Clinic, 2023). Exemple : fluoxétine (Prozac®, Fluox®, Seromex®) + sumatriptan (Imitrex®, Sumaliptan®, Triptal®).

4. Métronidazole + Alcool

Effet disulfirame-like : nausées, vomissements, hypotension. Association à proscrire même en cas de consommation modérée d’alcool. Exemple : métronidazole (Flagyl®, Efloran®, Tricozole®).

5. Macrolides (ex. clarithromycine) + Statines (ex. simvastatine)

Cette combinaison augmente le risque de rhabdomyolyse (destruction musculaire aiguë), surtout chez les sujets âgés (FDA, 2021). Exemple : clarithromycine (Klaricid®, Biaxin®, Claritek®) + simvastatine (Zocor®, Simcard®, Simvador®).

6. Médicaments QT-prolongateurs combinés

L’association de plusieurs médicaments allongeant l’intervalle QT (antipsychotiques, antibiotiques, antihistaminiques) peut provoquer des torsades de pointes, une arythmie cardiaque mortelle (NIH, 2022). Exemples : halopéridol (Haldol®), érythromycine (Erythrocin®, Erytro®), hydroxyzine (Atarax®), amiodarone (Cordarone®).

Causes de ces associations dangereuses

  • Automédication non contrôlée
  • Consultations multiples sans coordination
  • Manque de suivi pharmaceutique dans certaines structures de santé
  • Mauvaise communication entre professionnels de santé

Recommandations pratiques

  • Toujours informer votre médecin ou pharmacien de tous les médicaments que vous prenez, y compris les produits naturels.
  • Ne jamais prendre un médicament sans avis médical, même s’il a été prescrit à un proche.
  • Utiliser des outils de détection d’interactions, disponibles en pharmacie ou via des applications validées.
  • Favoriser la coordination des soins en ayant un professionnel de référence.

Impact au Cameroun et solutions possibles

Au Cameroun, la digitalisation des pharmacies et l’accès à des outils d’information fiables comme Mboapharma.cm peuvent réduire ces risques. En permettant de consulter les notices, les interactions et les contre-indications, ce type de plateforme contribue à une automédication plus sûre et à la réduction des hospitalisations évitables.


Protégez votre santé : consultez toujours votre pharmacien avant d’associer plusieurs médicaments. Visitez Mboapharma.cm notamment Quels Sont Les Risques De Mélanger Plantes Et Médicaments ? pour plus d’informations fiables et pratiques.


FAQ

Quels sont les signes d’une interaction médicamenteuse dangereuse ?

Somnolence excessive, confusion, saignement, douleurs musculaires, troubles du rythme cardiaque ou vomissements inexpliqués.

Les plantes peuvent-elles interagir avec des médicaments ?

Oui. Par exemple, le millepertuis peut réduire l’efficacité de nombreux traitements comme les contraceptifs oraux.

Que faire en cas de doute sur une association ?

Consulter immédiatement un pharmacien ou un médecin, ou utiliser des plateformes fiables comme Mboapharma.cm.


Références

  1. OMS. (2022). Medication Without Harm. Lien
  2. Nkwanani, A. et al. (2021). Drug Interactions in Hospital Settings in Cameroon. PubMed
  3. Patel, R. et al. (2020). NSAIDs and Warfarin: Bleeding Risks. PubMed
  4. Mansoor, H. et al. (2019). Triple Whammy and Renal Risk. PubMed
  5. FDA. (2021). Statins and Antibiotics: Rhabdomyolysis Risk. Lien
  6. NIH. (2022). QT Prolongation and Drug Interactions. NIH
  7. Mayo Clinic. (2023). Serotonin Syndrome. Lien

MPOX (Anciennement Variole Du Singe)

Introduction

Le MPOX, anciennement appelé variole du singe, est une zoonose virale causée par le virus Monkeypox, un orthopoxvirus du même genre que celui de la variole humaine. Cette maladie se manifeste par une éruption cutanée, de la fièvre, des douleurs musculaires et une lymphadénopathie. Elle a été identifiée pour la première fois chez l’humain en 1970 en République Démocratique du Congo (RDC), et elle est aujourd’hui considérée comme une menace de santé publique émergente à l’échelle mondiale (Bunge et al., 2022).

En 2022, une flambée mondiale inédite de cas de MPOX a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une urgence de santé publique de portée internationale. Plus de 87 000 cas ont été confirmés dans plus de 110 pays, incluant des pays non endémiques (OMS, 2023). En Afrique, et notamment au Cameroun, la surveillance est cruciale, car des cas sporadiques continuent d’être rapportés (WHO Africa, 2023).


Épidémiologie et transmission

Le MPOX est endémique dans plusieurs régions de l’Afrique centrale et de l’Ouest, avec deux clades identifiés : le clade I (Congo Basin), plus virulent, et le clade II (West African), à transmission humaine plus marquée mais moins létale (Reynolds et al., 2019). Le virus se transmet par contact direct avec des lésions cutanées, des fluides biologiques ou des objets contaminés. La transmission interhumaine, bien que historiquement rare, a significativement augmenté lors de l’épidémie mondiale de 2022, affectant en particulier les communautés sexuelles actives (Philpott et al., 2022).

Au Cameroun, des cas autochtones et importés ont été détectés, principalement dans les régions frontalières. Les données de surveillance du ministère de la santé publique, corroborées par l’OMS, indiquent une circulation faible mais persistante du virus, nécessitant une vigilance accrue, notamment dans les zones rurales.


Symptômes cliniques et diagnostic

Le MPOX débute généralement par des symptômes prodromiques non spécifiques (fièvre, céphalées, myalgies, fatigue), suivis par une éruption cutanée caractéristique, souvent centrée sur le visage, les paumes et les plantes. Une lymphadénopathie généralisée est un signe distinctif du MPOX, qui permet de le différencier de la varicelle ou d’autres éruptions virales (Yinka-Ogunleye et al., 2019).

Le diagnostic repose sur l’amplification du matériel génétique viral par PCR, réalisée sur des échantillons prélevés sur les lésions cutanées. La confirmation en laboratoire est essentielle pour distinguer le MPOX d’autres dermatoses infectieuses.


Prévention et prise en charge

Il n’existe pas encore de traitement spécifique approuvé contre le MPOX, bien que des antiviraux comme le tecovirimat (TPOXX) aient montré une certaine efficacité in vitro et in vivo (Grosenbach et al., 2018). La prise en charge repose sur les soins symptomatiques, la prévention des complications et l’isolement des cas pour limiter la transmission.

La vaccination avec le vaccin antivariolique de 3e génération (MVA-BN) a été recommandée dans certains pays pour les groupes à haut risque. Toutefois, la disponibilité de ce vaccin reste limitée en Afrique.

Les mesures de prévention incluent :

  • Éviter le contact avec des animaux sauvages.

  • Se laver régulièrement les mains.

  • Limiter les contacts physiques avec des personnes infectées.

  • Sensibiliser les professionnels de santé.


MPOX au Cameroun : état actuel et défis

Selon les dernières données de l’OMS et du Ministère de la Santé Publique du Cameroun, le pays a notifié une vingtaine de cas entre 2022 et 2024, principalement dans les régions de l’Est, du Centre et du Nord-Ouest. La faible couverture vaccinale, l’accès limité au diagnostic biologique et la stigmatisation sociale constituent des obstacles majeurs à la lutte contre la maladie.

Une stratégie multisectorielle est nécessaire, combinant surveillance épidémiologique, sensibilisation communautaire et renforcement du système de santé, en lien avec les recommandations du Règlement Sanitaire International (RSI).


💬 Vous avez des symptômes ou des questions ? Consultez notre moteur de recherche pour trouver la pharmacie la plus proche ou un laboratoire de diagnostic agréé. 👉 Accéder à la plateforme


Foire Aux Questions (FAQ)

1. Le MPOX est-il mortel ?
La plupart des cas sont bénins, mais des formes graves peuvent survenir, surtout chez les personnes immunodéprimées.

2. Existe-t-il un vaccin contre le MPOX ?
Oui, un vaccin de 3e génération (MVA-BN) est utilisé dans certains pays, mais il est encore peu accessible en Afrique.

3. Comment différencier MPOX et varicelle ?
La présence de ganglions enflés (lymphadénopathie) est un critère distinctif du MPOX, absent dans la varicelle.

4. Où se faire diagnostiquer au Cameroun ?
Les hôpitaux de référence et certains laboratoires privés agréés assurent le diagnostic par PCR. Consultez notre répertoire de laboratoires partenaires.


Références scientifiques

  1. Bunge EM et al. The changing epidemiology of human monkeypox—A potential threat? PLOS Neglected Tropical Diseases, 2022

  2. OMS – Situation épidémiologique MPOX – Janvier 2024

  3. Philpott D et al. Epidemiologic and Clinical Characteristics of Monkeypox Cases — United States, 2022. MMWR, CDC

  4. Reynolds MG et al. Human monkeypox. Lancet Infect Dis. 2019

  5. WHO Africa – Bulletin épidémiologique sur le MPOX

  6. Grosenbach DW et al. Oral Tecovirimat for the Treatment of Smallpox. NEJM, 2018

  7. Yinka-Ogunleye A et al. Outbreak of human monkeypox in Nigeria. Lancet Infect Dis, 2019

Vers Intestinaux : Symptômes Et Traitements

Introduction

Les vers intestinaux, ou helminthiases, sont des parasites intestinaux qui affectent principalement le système digestif humain. Ils sont causés par divers types de vers tels que les nématodes (vers ronds), les cestodes (vers plats) et les trématodes (douves). Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde sont infectées par des vers intestinaux, soit près de 24 % de la population mondiale (1).

En Afrique, ces infections parasitaires sont particulièrement prévalentes dans les zones tropicales et subtropicales, où les conditions d’hygiène sont souvent insuffisantes. Le Cameroun ne fait pas exception. Des études récentes indiquent que plus de 10 millions de Camerounais, en particulier les enfants d’âge scolaire, sont affectés par les helminthiases (2).

Mots-clés : vers intestinaux, helminthiases, parasitoses, santé publique, Cameroun, déparasitage, enfants, hygiène, OMS

Les types de vers intestinaux

  1. Ascaris lumbricoides : C’est le ver rond le plus commun, responsable de l’ascaridiose. Il peut mesurer jusqu’à 30 cm et causer des occlusions intestinales.
  2. Ankylostomes (Ancylostoma duodenale, Necator americanus) : Ces vers s’attachent à la paroi intestinale et causent des pertes sanguines importantes, menant à l’anémie.
  3. Trichuris trichiura : Appelé aussi trichocéphale, ce ver provoque des diarrhées chroniques et des retards de croissance.
  4. Taenia spp. : Les vers plats, ou cestodes, tels que Taenia saginata et Taenia solium, causent des douleurs abdominales, des troubles digestifs et parfois des complications neurologiques.

Modes de transmission

La transmission des vers intestinaux se fait principalement par l’ingestion d’œufs ou de larves présents dans des aliments ou de l’eau contaminés, ou par contact avec un sol souillé par des excréments humains. Les enfants sont les plus exposés en raison de leur habitude de jouer pieds nus ou de porter des objets sales à la bouche.

Symptômes des infections parasitaires

Les symptômes varient selon le type de parasite, mais incluent généralement :

  • Douleurs abdominales
  • Diarrhée ou constipation
  • Perte d’appétit
  • Amaigrissement
  • Anémie
  • Fatigue chronique
  • Retard de croissance chez l’enfant

Conséquences sur la santé publique au Cameroun

Les vers intestinaux sont une cause majeure de morbidité au Cameroun, notamment chez les enfants en âge scolaire. L’impact est multiple :

  • Retard scolaire
  • Faible rendement intellectuel
  • Vulnérabilité aux autres infections
  • Augmentation de la pauvreté à travers les coûts liés aux soins

Prévention et traitement

La lutte contre les vers intestinaux repose sur trois piliers principaux :

  1. Hygiène : Se laver les mains régulièrement, consommer de l’eau potable, bien cuire les aliments, porter des chaussures.
  2. Dépistage et traitement : Utilisation de médicaments antiparasitaires comme l’albendazole ou le mébendazole. Le gouvernement camerounais, en partenariat avec l’OMS, organise des campagnes de déparasitage de masse (3).
  3. Sensibilisation : Informer les populations sur les modes de transmission et les mesures préventives.

Conclusion

Les vers intestinaux représentent un véritable fléau de santé publique au Cameroun et dans plusieurs pays en développement. Une approche intégrée impliquant hygiène, traitement régulier et sensibilisation communautaire est essentielle pour lutter efficacement contre cette menace silencieuse. Mboapharma.cm s’engage à accompagner les populations dans la prévention et le traitement de ces infections, en mettant à disposition des produits de qualité et des conseils de professionnels de santé.


Protégez votre famille dès aujourd’hui. Consultez les pharmacies partenaires sur mboapharma.cm pour obtenir un traitement antiparasitaire adapté et prévenir les complications liées aux vers intestinaux.

Vous pouvez lire Comment Bien Conserver Ses Médicaments À La Maison ?


FAQ

1. Peut-on attraper des vers intestinaux en buvant de l’eau non potable ? Oui. L’eau contaminée par des œufs ou des larves est un vecteur majeur de transmission.

2. Les vers intestinaux peuvent-ils disparaître sans traitement ? Non. Dans la plupart des cas, un traitement antiparasitaire est nécessaire.

3. Les enfants doivent-ils être déparasités régulièrement ? Oui, l’OMS recommande un déparasitage tous les 6 mois dans les zones endémiques.

4. Quels aliments éviter pour prévenir les vers ? La viande crue ou mal cuite, les fruits et légumes mal lavés, et l’eau non traitée.


Références 

  1. WHO. (2023). Soil-transmitted helminth infections. Lien
  2. CDC. (2022). Parasites – Helminths. Lien
  3. Hotez PJ, et al. (2008). Helminth infections: the great neglected tropical diseases. J Clin Invest. Lien
  4. NIH. (2021). Intestinal Parasites. Lien

Le Cancer Du Sein : Une Urgence Silencieuse

Le cancer du sein est une pathologie maligne qui se développe à partir des cellules du tissu mammaire. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde, représentant environ 24,5 % de tous les nouveaux cas de cancer en 2020 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS, 2021). En Afrique, le cancer du sein est la principale cause de décès par cancer chez la femme, avec un diagnostic souvent tardif (Joko et al., 2022). Au Cameroun, les statistiques sont alarmantes : selon une étude récente, le cancer du sein représente plus de 32 % de tous les cancers féminins, avec un taux de mortalité supérieur à 60 % (Nguefack et al., 2023).

Une Pathologie en Hausse et Mal Dépistée

Le cancer du sein est caractérisé par une prolifération anarchique de cellules anormales dans les canaux ou lobules mammaires. Plusieurs facteurs de risque sont associés à cette pathologie, notamment l’âge, les antécédents familiaux, l’exposition prolongée aux éstrogènes, l’obésité, la consommation d’alcool, et la sédentarité (DeSantis et al., 2020). Le retard au diagnostic est un problème majeur dans les pays à revenu faible ou intermédiaire comme le Cameroun, où les campagnes de sensibilisation sont encore insuffisantes et l’accès au dépistage limité.

Les Symptômes à Surveiller

Les signes d’alerte comprennent une masse palpable dans le sein ou sous l’aisselle, une modification de la taille ou de la forme du sein, des rétractions du mamelon, un écoulement anormal, ou des modifications de la peau du sein (Peart, 2015). Dans bien des cas, ces symptômes apparaissent à un stade avancé, d’où l’importance du dépistage précoce par mammographie ou échographie mammaire.

La Prévention et le Dépistage : Clés de la Lutte

La lutte contre le cancer du sein repose sur la prévention primaire (adoption d’un mode de vie sain), le dépistage précoce, le diagnostic précis, et la prise en charge thérapeutique adaptée. L’auto-examen mammaire mensuel reste une stratégie accessible et recommandée à toutes les femmes à partir de 20 ans. Le dépistage par mammographie est recommandé à partir de 40 ans, surtout chez les femmes à risque (American Cancer Society, 2022).

Traitements Disponibles

Le traitement du cancer du sein dépend du stade de la maladie et du type histologique. Il peut inclure la chirurgie (tumorectomie ou mastectomie), la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie ou les thérapies ciblées (NIH, 2023). L’approche multidisciplinaire est essentielle pour améliorer la survie et la qualité de vie des patientes.

Situation au Cameroun : Entre Défis et Opportunités

Au Cameroun, plusieurs initiatives ont été mises en place, notamment des campagnes annuelles comme « Octobre Rose » et la création de centres de dépistage dans certaines régions. Toutefois, les obstacles persistent : manque de moyens diagnostiques, coûts élevés des soins, absence de système national de registre du cancer, et inégalités géographiques dans l’accès aux soins (Ngoma et al., 2021).

Conclusion

Le cancer du sein est une urgence silencieuse qui exige une réponse collective. Informez-vous, faites-vous dépister, et encouragez vos proches à faire de même. Consultez notre plateforme mboapharma.cm pour trouver un centre de dépistage près de chez vous.

Pour plus d’informations, consultez notre article sur Les Dernières Avancées Médicales Contre Le Cancer


Foire Aux Questions (FAQ)

1. Quel est l’âge recommandé pour commencer le dépistage du cancer du sein ?
Le dépistage par mammographie est recommandé dès 40 ans pour les femmes sans facteurs de risque et dès 30 ans si risque élevé.

2. Le cancer du sein touche-t-il aussi les hommes ?
Oui, bien que rare, le cancer du sein peut aussi affecter les hommes (moins de 1 % des cas).

3. L’auto-examen mammaire est-il suffisant ?
Non. Il est utile, mais ne remplace pas une mammographie ou une consultation médicale.

4. Peut-on guérir du cancer du sein ?
Oui, surtout lorsqu’il est dépisté tôt. Les taux de survie peuvent atteindre 90 %.

5. Quelles sont les options si je ne peux pas payer une mammographie ?
Certaines ONG et hôpitaux offrent des dépistages gratuits pendant Octobre Rose.


Références